Un hippopotame traversait un marigot lorsque, soudain, l’un de ses yeux se détacha et tomba au fond de l’eau. L’hippopotame se mit alors à chercher de tous côtés. Il tournait et retournait sur lui-même, fouillait à gauche, à droite, devant et derrière lui. Mais il ne trouvait pas trace de son œil. 

En le voyant faire, les oiseaux du fleuve ne cessaient de lui crier :

  • Calme-toi ! Mais calme-toi donc !

Mais l’hippopotame affolé ne les entendait pas. Il lui fallait absolument retrouver son œil perdu.

Alors, les poissons et les grenouilles joignirent leurs voix à celles des oiseaux :

  • Calme-toi, hippopotame ! Mais calme-toi donc !

Finalement, l’hippopotame finit par les entendre. Il s’immobilisa et les regarda.

Aussitôt, la vase et la boue qu’il soulevait en pataugeant se posèrent au fond du marigot. Et entre ses pattes, dans l’eau redevenue claire, l’hippopotame aperçut son œil. Il le ramassa et le remit à sa place.

Michel Piquemal, Philippe Lagautrière, Les Philofables, © éd. Albin Michel.

Contes...

Un marchand avait fait d'excellentes affaires à la foire : il avait vendu tout ce qu'il avait comme marchandises et gonflé sa bourse de pièces d'or et d'argent. Comme il voulait être rentré chez lui avant la tombée de la nuit, il décida de se mettre en route aussitôt, serra sa bourse dans sa sacoche de selle, monta à cheval et s'en fut. Vers midi, il fit étape dans une ville ; le palefrenier, quand il lui ramena son cheval pour repartir, lui fit remarquer : 

  • Il lui manque un clou au fer de son pied gauche, derrière, monsieur !
  • Laisse courir, dit le marchand
...

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