Un hippopotame traversait un marigot lorsque, soudain, l’un de ses yeux se détacha et tomba au fond de l’eau. L’hippopotame se mit alors à chercher de tous côtés. Il tournait et retournait sur lui-même, fouillait à gauche, à droite, devant et derrière lui. Mais il ne trouvait pas trace de son œil. 

En le voyant faire, les oiseaux du fleuve ne cessaient de lui crier :

  • Calme-toi ! Mais calme-toi donc !

Mais l’hippopotame affolé ne les entendait pas. Il lui fallait absolument retrouver son œil perdu.

Alors, les poissons et les grenouilles joignirent leurs voix à celles des oiseaux :

  • Calme-toi, hippopotame ! Mais calme-toi donc !

Finalement, l’hippopotame finit par les entendre. Il s’immobilisa et les regarda.

Aussitôt, la vase et la boue qu’il soulevait en pataugeant se posèrent au fond du marigot. Et entre ses pattes, dans l’eau redevenue claire, l’hippopotame aperçut son œil. Il le ramassa et le remit à sa place.

Michel Piquemal, Philippe Lagautrière, Les Philofables, © éd. Albin Michel.

Contes...

Il était une fois une femme avec sa fille qui avaient un beau jardin de choux. Un lapin y vint, à la saison d’hiver, et voilà qu’il leur mangeait tous les choux. Alors la femme dit à sa fille :

  • Va au jardin et chasse-moi le lapin !
  • Ouste ! ouste ! dit la fille. Petit lapin, tu nous boulottes tous les choux !
  • Viens, fillette, dit le lapin, mets-toi sur ma queue de petit lapin et suis-moi dans ma chaumière de petit lapin.

La fille ne veut pas.

Le lendemain, revient le petit lapin qui mange encore les choux, et la femme dit à sa fille

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