Un marchand avait fait d'excellentes affaires à la foire : il avait vendu tout ce qu'il avait comme marchandises et gonflé sa bourse de pièces d'or et d'argent. Comme il voulait être rentré chez lui avant la tombée de la nuit, il décida de se mettre en route aussitôt, serra sa bourse dans sa sacoche de selle, monta à cheval et s'en fut. Vers midi, il fit étape dans une ville ; le palefrenier, quand il lui ramena son cheval pour repartir, lui fit remarquer : 

  • Il lui manque un clou au fer de son pied gauche, derrière, monsieur !
  • Laisse courir, dit le marchand, pour les six lieues qu'il me reste à faire, le fer tiendra bien. Je suis pressé. Au milieu de l'après-midi, alors qu'il avait fait halte de nouveau et fait donner de l'avoine à sa monture, le valet de l'auberge vint lui dire :
  • Monsieur, il manque un fer à votre cheval, au pied gauche de derrière. Faut-il que j'aille le faire chausser ?
  • Laisse, dit le marchand, je suis pressé et la bête supporte- ra bien les deux lieues qu'il me reste à faire. Il remonta en selle et continua sa route, mais peu après le cheval se mit à boiter ; et il ne boita pas longtemps avant de broncher ; et il ne broncha pas longtemps avant de faire une chute et de se casser la jambe. Aussi fallut-il que le marchand débouclât ses sacoches et, abandonnant là son cheval, les mît sur son épaule et rentrât à pied chez lui, où il n'arriva que tard dans la nuit.
  • Tout cela, conclut-il c'est de la faute de ce maudit clou qui a fait tout le mal. Hâtez-vous lentement !

À propos de cette édition électronique Texte libre de droits. Corrections, édition, conversion informatique et publication par le groupe :  Ebooks libres et gratuits 16 février 2004

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Contes...

Un hippopotame traversait un marigot lorsque, soudain, l’un de ses yeux se détacha et tomba au fond de l’eau. L’hippopotame se mit alors à chercher de tous côtés. Il tournait et retournait sur lui-même, fouillait à gauche, à droite, devant et derrière lui. Mais il ne trouvait pas trace de son œil. 

En le voyant faire, les oiseaux du fleuve ne cessaient de lui crier :

  • Calme-toi ! Mais calme-toi donc !

Mais l’hippopotame affolé ne les entendait pas. Il lui fallait absolument retrouver son œil perdu.

Alors, les poissons et les grenouilles joignirent leurs voix à celles des oiseaux :

  • Calme-toi, hippopotame ! Mais calme-toi donc !

Fina

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