Un hippopotame traversait un marigot lorsque, soudain, l’un de ses yeux se détacha et tomba au fond de l’eau. L’hippopotame se mit alors à chercher de tous côtés. Il tournait et retournait sur lui-même, fouillait à gauche, à droite, devant et derrière lui. Mais il ne trouvait pas trace de son œil. 

En le voyant faire, les oiseaux du fleuve ne cessaient de lui crier :

  • Calme-toi ! Mais calme-toi donc !

Mais l’hippopotame affolé ne les entendait pas. Il lui fallait absolument retrouver son œil perdu.

Alors, les poissons et les grenouilles joignirent leurs voix à celles des oiseaux :

  • Calme-toi, hippopotame ! Mais calme-toi donc !

Finalement, l’hippopotame finit par les entendre. Il s’immobilisa et les regarda.

Aussitôt, la vase et la boue qu’il soulevait en pataugeant se posèrent au fond du marigot. Et entre ses pattes, dans l’eau redevenue claire, l’hippopotame aperçut son œil. Il le ramassa et le remit à sa place.

Michel Piquemal, Philippe Lagautrière, Les Philofables, © éd. Albin Michel.

Contes...

Un homme avait sept fils et aucune fille, alors qu'il désirait vraiment en avoir une. Mais un jour, sa femme le combla de joie en donnant enfin naissance à une fille. La joie des parents fut immense, mais hélas, le bébé était si petit et si chétif qu'on jugea nécessaire de le baptiser de toute urgence. 

Le père envoya vite un de ses fils à la source afin qu'il y puisât l'eau du baptême, mais les six autres l'y suivirent et comme chacun voulut être le premier à puiser, la cruche tomba à l'eau. Les sept garçons restèrent là, ne sachant que faire et n'osant s

...

Accès membres